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L'Expo est terminé...

« + Haut »

Dates : du jeudi 10 janvier  au samedi 9 février 2008

Horaires : tous les jours de 13 h à 19 h sauf le mardi et le mercredi

Lieu : ancien musée de peinture, place de Verdun, 38000 Grenoble

Vernissage : le jeudi 10 janvier 2008 à 18 h 30 en présence de tous les photographes

Infos : + 33 (0) 476 54 09 82 - www.maisondelaphoto.info

Pour la troisième année consécutive,

la maison de la photographie investit les murs de l'ancien musée de peinture de Grenoble. Comme les années précédentes l'espace de la bibliothèque rend hommage au patrimoine photographique, et la salle Matisse permet de découvrir des talents actuels qui recoupent les différents styles photographiques de notre époque.

A l'heure où la maison de l'Image, qui regroupera, nous l'espérons, la maison de la photographie, le Centre audio-visuel de Grenoble et le Melies, est en phase de concrétisation et s'apprête à s'enraciner dans le paysage culturel grenoblois, isérois et rhône-alpin, il nous a paru opportun de proposer au public une exposition basée sur notre mémoire et notre imaginaire collectif : « La Saga Tairraz », un patrimoine photographique magnifique qui déroule l'histoire de la photographie au travers de quatre générations de photographes.

Sans même connaître l'histoire de cette famille, chacun de nous, a sans doute vu une image réalisée par l'un des Tairraz : un tirage baryté monté sur bois accroché au mur d'un chalet à Chamrousse, ou des cartes postales à la signature blanche si caractéristique. La photographie de montagne a vraiment marqué nos consciences, et si certains photographes régionaux ne se reconnaissent pas forcément dans cette discipline, ils n'échappent pas à l'influence de ces images fondatrices, à l'attraction de leurs lumières, aux « golden hours » absentes des vallées et que l'on n'attrape qu'aux sommets.

Pour cette nouvelle édition, la Maison de l'image a sélectionné « à l'aveugle » parmi la cinquantaine de dossiers reçus, des photographes d'aujourd'hui de tout horizon, en privilégiant leurs qualités techniques et leur sensibilité.

Les bannières de Pascal Ragoucy, composées et cadrées rigoureusement, déposent sur nos yeux une lumière extrême orientale, légèrement mélancolique. Cette sensation perdure dans les images en noir et blanc de la série de « plantés » dans la neige réalisée par Valérie Gaillard, que le jury a privilégiée pour son unité. Mélancolie infiniment… avec la très belle série d'images mentales d'un passé inventé, conçue par Jean Pierre Angei devant le lac d'Annecy… Mélancolie encore avec les chalets d'Audrey Laurent, abandonnés dans nos nostalgies des paysages de train électrique… Mélancolie toujours avec Frédéric Pontoire, pour ces clichés de Chamrousse déserté entre deux saisons, où quelques Grenoblois viennent encore chercher de rares plaques de neige. 

Les images aquatiques du coloriste Antoine Berger, quant à elles, donnent à voir une eau qui façonne la roche, qui court et se répand, élément fondamental de nos paysages montagneux. Celles de Pierre Gaudu choisissent de présenter des paysages enneigés dans la roche elle-même, c'est la montagne qui se représente elle-même, images de fractales mathématiques où tout est dans le détail. 

La photographie saisit des instants, la plupart momentanés, mais Christian Rausch nous rappelle que le temps passe, rythmé par la lumière, que l'art de la photographie, c'est aussi écrire avec la lumière et avec le temps. Christophe Stagnetto, dans cette même évidence de temps de pose, nous montre ce que seule la photo peut nous dévoiler. Il transfigure ainsi la nuit des montagnes. La photographie qui démontre et révèle, peut être ambiguë, et les détails sortis d'un contexte, peuvent méprendre jusqu'à s'abstraire. Daniel Estades présente monts et crevasses, plis et sillons plus proches de nous que nous le pensions, mais également plus dangereux !

Alain Doucé illustre à sa manière le titre de cette exposition « + haut » : des montagnes toujours plus hautes et des hommes qui n'ont de cesse de la gravir. Alexandre Baumgartner, quant à lui, rectifie les lignes d'horizon brisé comme autant de lignes de communication entre les hommes…

Enfin, la photographie de montagne au sens plus strict est représentée dans cette sélection par un de ses meilleurs serviteurs, Pierre Witt qui évoque ici la puissance des sommets avec force.

Ces deux expositions, grâce auxquelles le savoir-faire contemporain rejoint celui du patrimoine, honorent la maison de l'image qui se profile à l'horizon 2009 ; et à l'aube de cette année 2008, où nous gravissons la montagne au sens propre comme au figuré, la vue de ces rocs sublimés est, j'en suis sûr, et avec moi, toute notre équipe qui s'est investie avec courage et enthousiasme dans ce projet, une promesse de bonheur.

Tous nos remerciements à  Dany Tairraz sans laquelle cette exposition n'aurait pu voir le jour.

Bruno Moyen,

président de la maison de la photographie de Grenoble et de l'Isère.

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